Solitaire Spider : histoire, anecdotes, règles et stratégies
Introduction
Le solitaire Spider — l’Araignée — est l’une des versions les plus jouées du solitaire classique, et un défi aussi bien pour les débutants que pour les joueurs expérimentés. Son nom vient des huit pattes de l’araignée : il faut y constituer huit suites de cartes.
Nous verrons ici son histoire, quelques anecdotes, les règles et des stratégies pour progresser.
L’histoire du Spider
L’origine exacte du Spider est incertaine ; on situe son apparition dans les années 1940. Le solitaire, en tant que famille de jeux, est bien plus ancien et populaire depuis le XVIIIe siècle. Le Spider n’en est donc pas la version la plus ancienne, mais sa mécanique exigeante lui a rapidement valu un large public.
Il s’est fait connaître du grand public lorsque Microsoft l’a intégré à Windows, à partir de Windows 98. Il est devenu l’un des jeux les plus joués sur ordinateur, ce qui a définitivement assis sa réputation.
Anecdotes
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Le Spider figure parmi les jeux les plus joués de Microsoft, aux côtés du Klondike et du FreeCell.
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La difficulté se règle par le nombre de couleurs : le niveau le plus simple n’en utilise qu’une, souvent le pique ; le plus difficile les quatre.
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Son arrivée dans Windows 98 a considérablement accru l’intérêt pour le solitaire comme forme de détente, auprès de millions d’utilisateurs.
Les règles
Le Spider se joue avec 104 cartes réparties en dix colonnes. Le but est de vider le tableau en constituant des suites décroissantes, du Roi à l’As, dans une même couleur. Dès qu’une suite est complète, elle quitte automatiquement le tableau.
Les règles de base
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La mise en place : 54 cartes sont distribuées en dix colonnes — six cartes pour les quatre premières, cinq pour les six suivantes. Seule la carte du dessus de chaque colonne est face visible.
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Les déplacements : une carte se pose sur une carte de rang immédiatement supérieur, quelle que soit sa couleur.
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Les suites entières : une suite ne se déplace en bloc que si toutes ses cartes sont de la même couleur.
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La distribution : lorsqu’aucun coup n’est possible — ou que l’on veut relancer la partie — on distribue une nouvelle rangée, une carte par colonne.
Les niveaux de difficulté
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Facile (1 couleur) : une seule couleur, ce qui rend la partie nettement plus lisible.
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Moyen (2 couleurs) : deux couleurs, en général le pique et le carreau. Il faut désormais suivre plusieurs suites à la fois.
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Difficile (4 couleurs) : les quatre couleurs. Le niveau demande une vraie réflexion stratégique.
Stratégies
Le Spider ressemble à un jeu de hasard, mais plusieurs principes améliorent nettement les chances.
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Vider une colonne au plus tôt. Une colonne vide est la ressource la plus précieuse du jeu : elle donne de la liberté de manœuvre.
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Empiler par couleur. Chaque fois que c’est possible, posez une carte sur une carte de la même couleur. C’est la seule façon de déplacer des suites entières par la suite.
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Réfléchir avant de distribuer. Une nouvelle rangée complique presque toujours la position. Ne distribuez que lorsqu’il ne reste rien d’autre.
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Travailler les longues suites. Déplacez les suites les plus longues dès que l’occasion se présente : la structure du tableau s’en trouve améliorée et les coups suivants plus nombreux.
Compétitions
Le Spider se joue avant tout seul, mais des plateformes en ligne permettent de comparer les scores. Beaucoup proposent des parties chronométrées ou un défi quotidien, où l’on se mesure au meilleur temps.
Pour finir
Le Spider offre à la fois de la détente et un vrai défi intellectuel. Son histoire et ses différents niveaux continuent d’attirer des joueurs partout dans le monde — que l’on débute et cherche un jeu tranquille, ou que l’on soit expérimenté et en quête de résistance.